Michèle GAILLARD-BOSSON
Psychologue clinicienne : Bugey, Ain, Savoie, Rhône

Qu'est ce que la souffrance psychique ?

Souvent, la souffrance du corps nous touche plus, car elle est visible, mesurable, objective, et quelquefois spectaculaire. Nous sommes moins sensibles aux souffrances psychiques, dont nous nous moquons parfois, en les confondant avec de l’hypersensibilité, de la faiblesse, de la sensiblerie, de l’autosuggestion, voire de la comédie.

Mais la souffrance psychique -appelée aussi souffrance morale- est réelle et nécessite d’être prise au sérieux. En avoir honte, vouloir l’oublier ou faire comme si elle n’existait pas n’est pas la solution, car elle réapparaîtra de toute façon, d’une manière ou d’une autre.

La souffrance fait partie de la vie de tout être humain, elle n’a pas pour autant à être subie. Car l’être humain est fait pour le bonheur et il est normal qu’il y tende de toutes ses forces.

Cette souffrance est liée aux émotions. Elle peut s’appeler dépression, angoisse, anxiété, sentiment de solitude, tristesse, mélancolie, désespoir, sentiment de vide, d’abandon, de rejet,… Elle est quelquefois tellement envahissante qu’elle empêche de vivre, de travailler, d’avoir des relations harmonieuses.

Elle peut se manifester de différentes manières : lassitude, fatigue, stress, burn-out, pleurs, agressivité, comportement violent, absence de désir de toute sorte, insomnie, anorexie, troubles obsessionnels compulsifs, phobies, addiction à un comportement, à un produit, tentative de suicide, fatalisme,… Elle peut aussi se transformer en symptômes corporels, en maladies.

Elle est liée au vécu de certains évènements ou relations, anciens ou récents, dont on se souvient ou non : violences physiques ou psychiques, abus, décès, accident, divorce, maladie, harcèlement, rejets, mauvais traitements, négligences, relation toxique,… La réaction de chacun dépend de sa personnalité et de son vécu, elle est différente d’une personne à l’autre. En aucun cas elle ne témoigne d’une faiblesse de caractère.

Comme la souffrance du corps, la souffrance psychique peut s’aggraver si elle n’est pas traitée. En effet, contrairement à ce que l’on pense souvent, il ne suffit pas de laisser passer le temps pour que la blessure n’existe plus. Par exemple, si le décès d’une personne aimée n’a pas pu être surmonté, un mal-être ou une addiction peut continuer voire s’aggraver, dix, vingt ou trente ans plus tard.

Une souffrance psychique se soigne. Il faut s’en occuper et la traiter pour pouvoir aller mieux et retrouver la joie de vivre. De même qu’une plaie du corps se cicatrise si elle est soignée convenablement, la blessure du cœur peut se traiter dans le cadre d’un suivi psychologique.

Il ne s’agit pas d’oublier une situation difficile, douloureuse ou traumatique. Le souvenir fait partie de l’histoire de la personne. En revanche, au fur et à mesure du suivi, le changement se fait progressivement. Le souvenir n’est plus accompagné de douleur : la blessure se cicatrise.

L’important est de parvenir à trouver un nouvel équilibre. Un professionnel spécialisé dans la prise en charge des difficultés psychologiques est en mesure d’accompagner la personne dans ce changement, dans le plus grand respect de sa personnalité.

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